Les parachutistes de l'espace : toujours de plus haut !

De téméraires sportifs se lancent chaque année les défis les plus fous ; le saut en parachute n’échappe pas à leur courage. La preuve avec l’Autrichien Felix Baumgartner et l’Américain Alan Eustace qui ont sauté en parachute depuis l’espace. Si certains craignent déjà le saut en parachute depuis une altitude de quelques centaines de mètres, que dire de vivre une telle expérience, pourtant exaltante ?!

 

A deux années d’intervalles, deux sauteurs de l’espace se sont élancé depuis la stratosphère pour entrer dans le livre des records en inscrivant à leur palmarès le plus haut saut de l’espace réussi. Et ils y sont parvenus. En effet, le tout premier record de saut en parachute de l’espace était détenu par le professeur Auguste Piccard, qui monta à bord d’une cabine surmontée d’un ballon (à hydrogène) pour sauter d’une altitude de 16 201 m, le 18 août 1932 ; record battu en août 1960 par le pilote de l’US Air Force Joseph Kittinger qui atteignit une altitude de 31 330 mètres à bord d’une cabine de type Piccard pour s’élancer dans le vide, et effectua un temps de chute libre de quatre minutes trente-deux.

Une hauteur de plus de 39 000 mètres pour Felix Baumgartner !

 

L’Autrichien Felix Baumgartner avait réussi un saut de l’espace depuis une altitude de 39 045 mètres. Il était ainsi devenu le premier homme à franchir le mur du son en chute libre, plus exactement en atteignant 1,24 fois la vitesse du son, ce qui représente 1 341,9 kilomètres/heure. Sa chute libre, de 36 529 mètres, avait duré très précisément quatre minutes et vingt secondes, et le saut global, neuf minutes. Pour cela, il s’était élancé d’une capsule reliée à un ballon géant gonflé à l’hélium qui était monté dans les airs pour libérer le sauteur. Cela s’était passé le 14 octobre 2012 dans le ciel du Nouveau-Mexique. Cette expérience de saut chute libre depuis une telle hauteur rend, selon l’Autrichien, nécessairement humble ; contempler la planète bleue de si haut fait comprendre, confiait-il à son retour sur terre, « à quel point on est petit ». Après deux tentatives avortées du fait d’une météo défavorable, les conditions étaient alors idéales, ce dimanche, pour réaliser cet exploit sportif : un ciel dégagé et des vents très faibles. Deux heures et demi d’ascension dans son ballon lui avaient été nécessaires pour atteindre son altitude de saut de l’espace. Une dizaine de secondes lui avaient suffi, immédiatement après s’être élancé dans le vide, pour atteindre sa vitesse maximale. Felix Baumgartner n’était pas un novice en la matière ; il avait en effet réalisé plusieurs exploits en parachutisme : sauts depuis le viaduc de Millau, depuis les Tours Petronas de Kuala Lumpur ou encore depuis la statue du Christ rédempteur à Rio. Néanmoins, un entraînement de cinq années lui avaient été nécessaires pour se préparer à ce saut de l’espace. Un exploit qui avait été enregistré par plus de 35 caméras au sol et dans les airs, et notamment fixées à sa combinaison.

Une hauteur de 41 000 mètres pour Alan Eustace

 

L’Américain Alan Eustace a encore fait mieux que Felix Baumgartner, avec le record d’une altitude de 41 000 mètres, ce qui le plaçait lui aussi dans la stratosphère, mais non loin de la stratopause, laquelle sert de frontière avec la fin de l’atmosphère intérieure. L’un des vice-présidents de Google a en effet battu ce précédent record avec le plus haut saut en parachute et la plus longue distance en chute libre, c’est-à-dire sans parachute ouvert : il est tombé d’une altitude de 41 419 mètres, et n’a ouvert son parachute qu’à 3804 mètres d’altitude, soit une chute librede 37 615 mètres, laquelle a duré quatre minutes et vingt-sept secondes. La vitesse maximale atteinte a été de 1322 km/h. Là aussi, l’exploit a été enregistré par une caméra embarquée dans le casque du sauteur.

Deux sportifs aux expériences similaires

Dans les deux cas, alors même que le célèbre bang du mur du son a été entendu du sol, ce phénomène n’a pas été ressenti des sauteurs, selon leurs dires, sans doute en raison de l’épaisse combinaison pressurisée qui était la leur, et qui a dû amortir le choc. En outre, pour chacun des deux hommes, il ne s’agissait pas uniquement d’un défi et d’un plaisir tout personnels, mais d’un acte allant au-delà de la volonté de se dépasser. L’Autrichien souhaitait fournir aux scientifiques des données pour permettre aux gens d’évoluer en toute sécurité dans l’univers hostile de l’espace, tout en rajeunissant l’esprit de la découverte spatiale. Quant à l’Américain, il s’agissait pour lui de tester des combinaisons spatiales autonomes viables à 35 km d’altitude, afin de servir au développement d’un tourisme spatial en plein essor. En revanche, l’exploit d’Alan Eustace peut sembler plus impressionnant encore, car contrairement à Felix Baumgartner, il n’était pas abrité dans une capsule de haute technologie pour l’ascension, n’ayant pour sa protection que son scaphandre.

Néanmoins, aucun des deux n’a réussi à battre le temps de chute libre de Joseph Kittinger. Des volontaires pour se mesurer à cet exploit ?

 

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